FORMATION PROFESSIONNELLE DE LA 4e au BAC PRO en ALTERNANCE

La Chauviniere Bp 18 - 53140 - PRÉ-EN-PAIL - 02 83 03 87 77 - mfr.pre-en-pail@mfr.asso.fr

Métiers

FICHE METIER : JARDINIER-PAYSAGISTE

Si vous cherchiez un métier reposant et sédentaire, vous êtes mal tombé ! Qu'il vente ou qu'il neige, le jardinier paysagiste est exposé à tous les caprices climatiques. Inutile de préciser qu'une grande résistance physique est donc indispensable si vous souhaitez exercer ce métier. De l'habileté manuelle, un sens de l'observation et de l'initiative ainsi qu'un certain sens artistique sont de gros atouts.

Le paysagisme reste un secteur extrêmement porteur en matière d'emplois. L'augmentation de la demande est constante : les jardins de particuliers, le paysage d'intérieur ainsi que l'entretien représentent les principaux marchés pour lesquels des postes d'ouvriers ou de techniciens polyvalents se créeront régulièrement. Certains paysagistes refusent la moitié des demandes qui leur sont faites : déchargez-les un peu !

Un métier "touche à tout"

Les activités d'un jardinier paysagiste sont extrêmement larges : la préparation des sols, les semis, l'installation des pelouses et des fleurs, des arbres et des arbustes, puis l'entretien tout au long de l'année. "Mais je dois aussi être capable de faire de l'élagage, de construire un réseau d'irrigation, de réaliser des terrassements, murets, bordures, dallages… bref, ce métier touche à des domaines très différents", nous confie Franck . Sans parler d'un minimum de connaissances en mécanique afin de pallier les différentes pannes sur les machines utilisées...

Vous l'avez deviné, ce métier s'apprend continuellement sur le terrain. Le paysagiste est sollicité pour de nombreux travaux, que ce soit pour des copropriétés, des parcs de loisirs ou pour des municipalités. Aujourd'hui, de plus en plus de particuliers recherchent les services d'un paysagiste afin d'aménager leurs jardins ou d'entretenir sérieusement leurs espaces verts. 

Un métier laborieux et éreintant 

"Le principal point noir du métier ? Le danger. Un bras qui passe dans un broyeur ou une tronçonneuse qui dérape, c'est tellement vite arrivé». Car être paysagiste, outre une concentration de chaque minute, demande aussi une résistance physique excellente : les problèmes de dos et de genoux sont malheureusement très fréquents. Les demandes sont grandissantes dans le domaine, et les paysagistes, débordés, travaillent sans répit. 

Une organisation parfaite afin de ne pas se laisser submerger est alors absolument indispensable : "Quand vous rentrez chez vous le soir, la journée n'est pas finie : il faut gérer toute la partie administrative, nettoyer et préparer les machines pour le lendemain… Mais vous êtes votre propre patron, vous gagnez plutôt bien votre vie et vous travaillez au grand air : il n'y a pas que des inconvénients !", conclut Franck.

Comment devenir jardinier paysagiste ?

Tout dépend du poste que vous visez car il existe plusieurs grades différents dans le métier : jardinier paysagiste, technicien paysagiste ou architecte paysagiste.

Les deux premiers sont très semblables, alors que le dernier demande des études longues et difficiles.

Cependant, l'appellation n'est pas protégée. Quel que soit votre niveau, de nombreuses alternatives de formations s'offrent à vous.

Avant le bac

 Au sortir de la 3e, vous pouvez opter pour le CAPA travaux paysagers ou le Bac Pro aménagement paysager. Le premier, certificat d'aptitudes professionnelles agricoles, ouvre à la vie active.

Si vous voulez aller plus loin, optez alors pour le Bac Pro qui possède, lui, une double finalité : intégrer le marché du travail ou poursuivre vers un BTS.

Le diplôme du CAPA vous fera acquérir toutes les techniques de base. Avec un bac professionnel, vous serez en mesure de conduire un chantier paysager.

Après le bac 

A ce niveau, deux choix s’offre à vous : le BTSA aménagements paysagers ou les CS (Taille et soins des végétaux ou Maçonnerie paysagère).

Vous y apprendrez à gérer entièrement un aménagement paysager, de l'étude à la réalisation finale. Au programme : étude des végétaux et de leur environnement, mais aussi aspects économiques et techniques du métier.

Le BTSA vous permettra de travailler en bureau d'études auprès d'un architecte paysagiste ou au sein des services espaces verts d'une ville, voire de fonder votre propre entreprise !

FICHE METIER : VENDEUR CONSEIL EN JARDINERIE

Pour qu’un magasin soit rentable, il n’y a pas de secret, il faut faire du chiffre. Le vendeur est là pour faire en sorte que les gens qui entrent dans la boutique ressortent avec un ou plusieurs articles.

Mais attention, on ne vend pas n’importe quoi à n’importe qui. Le rôle principal du vendeur est de conseiller le client pour qu’il trouve son bonheur.

Le métier de vendeur requiert du dynamisme, un bon sens du contact et de la réactivité.

De l’écoute, de la psychologie et de la subtilité sont aussi de mise pour conseiller le client sans l’étouffer et le faire fuir.

Vendeur, un métier subtil

“Quand une personne achète une fois, c’est bien, mais si elle revient parce qu’elle est satisfaite, c’est mieux, explique Marie Sheriat, vendeuse chez Bricomarché. Il ne faut pas être obnubilé par le chiffre.

Faire les jardineries est un plaisir, et nous sommes aussi là pour faire passer un bon moment au client. Dans l’idéal, il faut agir en toute subtilité, sans que le client s’en aperçoive”.

Pour adapter son argumentaire à chacun, l’employé de magasin doit cerner ses visiteurs et les aborder. Une parfaite connaissance de la collection permet de proposer rapidement le produit le plus approprié.

Il peut ainsi mettre en avant ses qualités ou faire une démonstration. Ensuite, rien n’empêche le vendeur de tenter de rajouter un peu de superflu.

Faire tourner le rayon

Quand il ne s’occupe pas des clients, le vendeur veille à la bonne marche du commerce. Et ce n’est pas une mince affaire. Il compose la vitrine et agence le rayon pour mettre en valeur les produits.

Dans les grandes chaînes franchisées, le service merchandising envoie régulièrement ses directives, les employés n’ont plus qu’à les appliquer.

Les vendeurs assurent aussi le ménage, le réassort, la réception de la marchandise, l’étiquetage des produits, l’arrosage... "Il faut porter et déballer les cartons, ranger des centaines de plantes,..  

Pendant les périodes particulièrement chargées, Noël et la vente des sapins, c’est pire, le magasin doit être remis en ordre sans arrêt et il y a énormément de monde, il faut avoir l’œil partout. C’est exténuant et on a moins de temps à consacrer à chaque client."

J’ai aimé mettre en pratique les cours dans le cadre de mon travail chez Jardiland. En alternance on gagne en autonomie. Les cours nous permettent de nous ouvrir sur notre environnement, nous poussent à suivre l’actualité, nous amènent à réfléchir à « pourquoi on fait ça » alors qu’en entreprise on apprend « comment on le fait ».

Si j’ai un conseil à donner : il faut de la motivation, ne rien lâcher, surtout dans sa recherche d’entreprise, ne pas hésiter à se présenter plutôt que d’envoyer des CV. A l’arrivée on a à la fois une formation, un diplôme et de l’expérience.

Comment devenir vendeur ?

Pour devenir vendeur, les qualités personnelles ont leur importance.

Pour les développer et se former, plusieurs diplômes permettent d’acquérir les ficelles du métier selon la spécialité vers laquelle vous souhaitez vous orienter.

Tous peuvent se préparer à temps plein ou en alternance.

Après la troisième ou un CAP

Vous pouvez entreprendre la préparation d’un bac professionnel option Technicien Conseil Vente de Produits de Jardins. Pour vous spécialiser, le bac pro Technicien conseil de vente en animalerie et la mention complémentaire vente technique pour l'habitat s’offre à vous.

Après un bac

Après un bac technologique ou professionnel du domaine du tertiaire, vous pouvez intégrer l’une des mentions complémentaires suivantes : MC Vendeur de produits multimédia, MC Assistance, conseil, vente à distance et BTSA Technico-Commercial.

FICHE METIER : HORTICULTEUR – MARAICHER -PEPINIERISTE

Des plantes aux petits oignons

L'horticulteur veille au développement des végétaux, depuis leur mise en culture jusqu'à la récolte, voire jusqu'à l'expédition chez les fleuristes ou les jardineries. Après la mise en terre (ou en pot), il surveille la croissance des plants, les arrose, les désherbe, les traite, les taille, les griffe ou encore les repique selon les cas. Pour favoriser la croissance des plantes, les horticulteurs choisissent des variétés, une terre et des engrais adaptés. Pour les cultures en extérieur, ils tiennent compte du sol et du climat.

Des clients bien conseillés : L'horticulteur est aussi un technicien et un commercial. Il guide les particuliers ou les professionnels dans leurs achats de plantes, les conseille sur les variétés, leur floraison, les soins à leur apporter, leur rendement, leur qualité, les lieux où elles s'épanouiront le mieux...

Compétences requises

Polyvalence et minutie : Habilité manuelle, sens de l'observation, connaissances scientifiques sont nécessaires à l'horticulteur. Une certaine résistance est recommandée pour le travail en pépinière, dans les champs, les jardins ou les espaces verts. Un certain sens artistique, enfin, est apprécié.

Expérience de rigueur : La culture des végétaux exige des années d'expérience, en techniques horticoles mais aussi en techniques commerciales : calcul du prix de revient des cultures, suivi des marchés, circuits de distribution et de vente...

Un métier, des métiers : L'horticulteur produit et vend des fleurs et des plantes en pot. Le floriculteur est un spécialiste des fleurs « coupées » pour les bouquets, des bulbes, des plantes (vertes, grasses ou à massif). 

Le pépiniériste s'occupe des végétaux d'extérieur : arbustes fruitiers, arbres d'ornement, plants forestiers en pot ou en pleine terre... Le maraîcher produit des légumes cultivés en plein air ou sous abri. Enfin, l'arboriculteur cultive des arbres fruitiers.

Dedans, dehors : Selon qu'il travaille seul ou en équipe, l'horticulteur peut exercer en pleine terre, en serre ou « en tunnel » (plastiques maintenus par des arceaux pour protéger les cultures), dans les champs, les jardins et les espaces verts.

En pépinière ou en jardinerie, il tient un rôle de technico-commercial au sein du magasin.

L'informatique dans les serres : En pépinière et en production fruitière, le travail se fait en partie de façon manuelle. En effet, les boutures, les greffes, les tailles exigent de l'habileté et de la précision. Mais, de plus en plus, les techniques s'automatisent (arrosage, brumisation, fertilisation...), en particulier celles qui reproduisent des conditions climatiques sous abri. Grâce à un programme informatique, l'horticulteur peut aujourd'hui gérer le chauffage, l'ombrage, les taux d'humidité et de luminosité.

Un horizon dégagé :La production horticole (pépinières, arboriculture, floriculture) ne connaît pas de boom de l'emploi. Cependant, et malgré une vive concurrence internationale, les besoins croissent chaque année. Le paysage d'intérieur, les jardins particuliers et l'entretien constituent trois marchés en développement.

Ce secteur emploie beaucoup de saisonniers, surtout en arboriculture et maraîchage.

Vers une spécialisation : À l'avenir, la production devrait se spécialiser : biotechnologies, traitements phytosanitaires, culture hors sol, régulation climatique des serres par informatique...

Les professionnels cherchent de plus en plus à s'adapter aux goûts des clients, ce qui les conduit à innover.

Conseil et vente en majorité : Près de quatre horticulteurs sur dix travaillent avec des paysagistes pour l'horticulture d'agrément, faite pour le plaisir des yeux.

Plus du tiers occupent des postes de vendeurs en magasin ou de responsables des achats en jardinerie. Il existe un autre débouché potentiel : la recherche.

Accès au métier

Pour devenir horticulteur, le CAPA productions horticoles constitue le diplôme de base exigé. Autre voie possible : le bac pro productions horticoles. Après le CAPA ou le bac pro, on peut suivre une spécialisation ou opter pour la vie active.

À noter : le BPA travaux des productions horticoles (2 spécialités : arboriculture fruitière ; horticulture ornementale et légumière) et le BP responsable d'atelier de productions horticoles ne sont préparés que dans le cadre de l'apprentissage et de la formation continue.

Après la 3e

Vous pouvez entreprendre la préparation d’un capa productions horticoles ou un bac professionnel option productions horticoles.

Après un Bac

A ce niveau, deux choix s’offre à vous : le BTSA productions horticoles ou BTSA Technico-commercial. Vous y apprendrez à gérer entièrement une culture, du semis à la commercialisation finale.